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Communauté d'antiquaires et restaurateurs professionnels.
Vous possédez un objet ancien ou vous venez de l'acquérir...
Qu'il s'agisse d'une assiette trouvée sur une brocante, d'un lustre, ou d'une pendule, d'un siège, d'un tableau
....
- vous souhaitez en savoir plus sur son origine, connaitre la valeur, ou bien encore le vendre
- vous souhaitez faire restaurer cet objet, savoir comment l'entretenir et le conserver ou bien encore le vendre.
N'hésitez pas à nous interroger..contact@net-antiquites.com
Un internaute me pose la question suivante: je cherche l'origine de ce poinçon qui figure sur service cafe epoque 1900 merçi si vous pouvez m'eclairer?
A l'intention de nos lecteurs, voici la réponse:
Bonjour,
Votre poinçon est
celui de la maison SAGLIER rue d’Enghien à Paris, successeur du grand orfevre parisien PROST.
Résumé: principales caractéristiques et cotes des chaises d'époque Restauration.
Le mobilier Restauration traduit plusieurs influences :
- l’héritage du XVIII° siècle que l’on mesure dans le raffinement du style, la qualité d’exécution et le retour de la marqueterie
- l’influence de l’Empire dans la modernité des formes et l’ornementation, mais aussi par le retour aux formes galbées en réaction aux lignes droites du mobilier Empire
- l’avènement de la bourgeoisie et les prémices de l’industrialisation qui conduisent à une production plus importante, mais aussi plus rationnelle tout en recherchant un maximum de confort.
Les grandes caractéristiques du mobilier sont les suivantes :
- utilisation de bois indigènes, suite à l’interdiction d’importer l’acajou ; on utilise le frêne, l’orme, le citronnier, l’if et
surtout l’érable…
- nombreux décors de filets et retour la marqueterie en partie et contrepartie à la manière de Boulle (voir la marqueterie
Boulle) linkmais à base de bois clairs et foncés, sur les modèles CHARLES X , très spécifiques
- souplesse des formes, montants et traverses galbés ou a épaulement, pieds galbes et en console à la manière de Jacob, inclinaison des
dossiers devenus plus « enveloppants..
- richesse et grande variété des éléments stylistiques : influence de l’antique gréco romain, étrusque, égyptien : lotus,
palmettes…recours aux thèmes classiques rinceaux, lyres, vases avec une nouveauté : le style néo-gothique dit « à la cathédrale » d’inspiration médiévale: arcatures,
fenestrages, ogives…
voir article plus général sur le style Restaurationlink
En ce qui concerne les chaises, on trouvera deux lignes type : la chaise gondole et la chaise classique
La chaise gondole
créée sous l’Empire, elle est encore très prisée sous la
Restauration.
Les dossiers sont souvent plus enveloppants et d’un galbe plus prononcé. Ils différent selon la forme de la traverse supérieure qui donne la ligne générale du meuble : ils sont soit cintrés
à épaulement, soit arrondis ou droits.
Ils peuvent être évidés avec un support central orné ou non d’un motif décoratif ou garnis en plein.
Les montants, de forme concave s’arrêtent au premier tiers des traverses latérales du siège ou se prolongent jusqu’à la ceinture.
La chaise classique
les modèles sont très variés, l’essentiel des différences se trouvant dans les dossiers.
Là aussi, on trouvera des dossiers plus inclinés et souvent légèrement galbés.
Les modèles les plus courants sont les suivants :
Dossier à la
Croix de Saint André , avec toutes les variétés de motifs décoratifs sur cette croix
Dossier à croisillons simple ou avec le montant supérieur renversé..on trouve parfois un barreau ou un motif décoratif ajouré dans la
traverse supérieure formant une « prise » pour soulever la chaise
Dossier à barrettes, une ou deux barrettes, simples ou décorées en traverses intermédiaires du dossier
Dossier « à la cathédrale » d’inspiration médiévale
Dossier arrondi...et autres modèles plus rares mais aussi plus recherchés et plus couteux
Les piètements sont le plus souvent sabre ou gaine a l’arrière.
A l’avant ils sont gaine ou en console, dits aussi en « cuisse de grenouille », que ce soit sur les chaises gondole ou sur les chaises classiques.
De grands ébénistes ont beaucoup œuvré dans le siège sous la restauration : on citera Alphonse Georges JACOB, puis ses successeurs les frères JEANSELME, Michel Jacques BOULARD, Jean
jacques WERNER, Pierre Antoine BELLANGER….
La cote des chaises Restauration
L’ordre de grandeur est le suivant :
Les prix sont données pour des chaises en parfait état restaurées par un ébéniste, puis garnies et recouvertes à neuf.
Des chaises non restaurées auront évidemment un moindre coût..mais les frais de restauration, garniture et couverture sont loin d’être anodins !
On admet généralement qu’une paire a la valeur de 3 orphelins, et une série de 6 le prix de 12.
Durant tout le XVIII° siècle, les européens ont cherché le secret de la fabrication de la porcelaine que l’on importait de Chine.
On voit apparaître en Allemagne les premières porcelaines et c’est en Angleterre que l’on produit les premières faïences fines.
La pâte fine, ivoirée et légère acquiert une blancheur qui permet de la recouvrir simplement d’une glaçure transparente sans passer auparavant une couche d’émail opaque.
L’industrialisation et l’invention des décors imprimés vont favoriser le développement de cette vaisselle élégante qui devient accessible pour la nouvelle bourgeoisie.
La mode des produits anglais qui adoptent les formes néoclassiques très en vogue à cette époque, et l’exemption de droits de douane, suite au traité de Vergennes, vont provoquer la ruine de la
faïence stannifère traditionnelle française.
Mais l’Angleterre connaît une crise vers la fin des années 1770 qui amènera les potiers papistes à émigrer massivement en France; si bien que leurs techniques connaitront un succès sans précédent
en France durant tout le XIX° siècle.
La faïence fine sera fabriquée un peu partout en France, dans l’Est (Lunéville, Longwy..), le Nord (Valenciennes,
Saint Amand, Douai..),le Centre (Orléans, Gien…), le Sud (Apt, Toulouse, Bordeaux…), mais c’est dans le Bassin Parisien qu’elle connaîtra la plus importante production, d’abord avec Pont aux
Choux, puis Sèvres, et surtout Creil, Montereau et Choisy le Roi, trois manufactures dont les destins seront liés.
Cet article n’a pas pour objet de détailler les techniques de fabrication ni l’historique très complexe des manufactures, mais il
sera centré uniquement sur la FAIENCE DE CREIL en vous donnant simplement quelques repères pour savoir reconnaître le CREIL, et
quelques raisons d’en acquérir et, pourquoi pas…de le collectionner!
COMMENT RECONNAITRE LE CREIL
Rien de plus simple : la faïence fine est presque toujours signée : marques en creux ou en cachet depuis l’exposition de 1806 où les producteurs français ont décidé de marquer leurs
produits définitivement.
Donc même si les formes, les décors les couleurs peuvent être très proches de Montereau, Choisy le Roi, Gien, Sèvres ou Sarreguemines, la marque ne laissera aucun doute.
La fabrique a été fondée en 1797.
Jusqu’aux environs de 1830, on y travaille la terre de pipe, recouverte d’un email tendre qui se raye facilement, (on trouve des variantes dans
d’autres régions: terre de fer ou terre de Lorraine) puis, le cailloutage (silex broyé) permet de produire une pâte plus dure, on en vient à la faïence fine introduite à Creil par Boudon de Saint
Amans.
Durant cette période on trouvera des décors peints puis, avec
l’apparition en 1808 des procédés d’impression, des décors imprimés.
De 1808 à 1818, CREIL imprimait sur place mais confiait la majorité de ses impressions à l’Atelier du Cadran à Paris. Ces décors étaient réalisés pour plusieurs fabriques, si bien que l’on
trouvera les mêmes décors sur des pièces de provenance différentes, mais la pâte fabriquée à Creil permettait un rendu de très grande qualité.
A partir de 1834, on trouve la faïence feldspathique ou porcelaine opaque.
On fabrique également à CREIL des pâtes noires et des grès de couleur pour des pièces de forme et objets d’ornement, notamment des biscuits.
En 1840 Creil fusionne avec Montereau et devient Lebeuf et Milliet On fabriquera à CREIL & MONTEREAU des porcelaines tendres : le pétrocérame en 1844, puis le kaolina à partir de 1867.
C’est la grande période de production de la vaisselle de table et objets de toilette avec notamment les services Flora, Japon et Braquemond-Rousseau.
La manufacture de CREIL fermera définitivement ses portes en 1895. Montereau continuera seule, puis sera rachetée par Choisy le Roi en 1020. Elle continuera à produire jusqu’en 1955, date à
laquelle elle cessera toute activité.
Les marques et les décors
Les marques
Jusqu’en 1834 marque CREIL en creux sur la terre de pipe. On trouve aussi des marques Stone Coquerel, legros d’Anisy…
De 1834 à 1867 marques imprimées sous couverte sur la faïence fine ou porcelaine opaque:
Médaille d’or, Saint Cricq Cazaux, Lebeuf & Milliet
Après 1867, marques déposées Creil et Montereau imprimées en toutes lettres.
Les decors
Les décors peints:
Guirlandes de feuillages entre 2 filets bistre puis bleu, herborisation, cordages, marbrures, rubans, filets, fleurs, treillages, semis de feuilles..
Les décors imprimés:
Souvent marqués de 3 lettres L S C lorsqu’ils sont imprimés à Paris
Sur la faïence blanche en terre de pipe : gravure noir ou bistre cernée de filets sur des thèmes
variés : archéologie, monuments, histoire, géographie, départements, mythologie, beaux arts,, littérature, vieux métiers…souvent l’aile est colorée en bleu, jaune ou vert entre les deux
filets ; puis on voit apparaître des décors à l’antique ou de vigne, paysages, fleurs sur le marli.
Des pièces d’exception produites en grès noir de couleur sont monochromes avec un décor en relief et/ou à décor peint.
Un peu plus tard, les décors sont imprimés en bleu, puis en gris, rouge,
rose, vert sur fond blanc et l'on voit apparaître des pièces àont le fond est coloré de jaune ou vert très lumineux. Ces pièces à fond de couleur sont imprimées en noir.
Les thèmes se diversifient : paysages chinois, scènes de chasse, de marché, courses hippiques, actualité…
Enfin les décors imprimés sont rehaussés ensuite de couleurs et deviennent polychromes : scènes dans un cartouche central et bordures de fleurs sur l’aile. Tous les thèmes sont
permis : religion, politique, botanique, humour, comptines, proverbes, rébus, historiettes.
Sur les marlis on trouve des lambrequins, festons, grecques, indiennes, fruits, fleurs…
Le mauve fait son apparition dans les années 50 ainsi que les rehauts d’or et les décors hollandais et japonisants, on trouve aussi le faux bois et le blanc rehaussé d’argent à l’imitation du
Langeais.
Pourquoi s’interesser et collectionner le CREIL ?
Les productions ont été très abondantes au XIX° siècle.
Comme il s’agissait de pièces d’usage, beaucoup d’entre elles ont été détériorées ou cassées En effet, la faïence fine est assez fragile, poreuse et se raye facilement.
Donc les pièces de la première moitié du XIX° deviennent de plus en plus rares et prendront de la valeur. Choisir de préférence des objets en parfait état, avec peu de fissures, rayures et
égrenures. Les différences de cotes tiennent essentiellement à la qualité de la pièce et à l’originalité et la rareté des motifs. La constitution ou reconstitution des séries est évidemment un
plus.
Les pièces de forme : bouillons, aiguières, coquetiers, pots à crème....ont toujours plus cotées car plus rares et notamment les pièces formées de deux parties, comme les pots couverts,
sucrier, soupière et son présentoir….car souvent les couvercles ou supports ont disparu…
Les pièces de forme de couleur ou en grès noir sont maintenant de véritables objets d’art. Les amateurs des époques Empire et Restauration ne s’y trompent pas.
Les objets de la deuxième moitié du XIX° sont également recherches par les maitresses de maison qui n’hésitent pas à présenter sur leur table de la vaisselle d’exception et à utiliser encore ces
fabuleux services, même s’il leur en coûte un soin extrême dans l’entretien courant.
Plus simplement, c’est toujours un moment agréable lorsque l’on met sur la table au moment du fromage ou du dessert des assiettes à thèmes qui donnent lieu à échanges et discussions entre
convives.
Mais attention à l’entretien !...
Laver au détergent doux, ne jamais passer à la lave vaisselle, ne jamais laisser tremper…
LA COTE DU CREIL
Nous donnons ici quelques ordres de grandeur pour des objets marqués CREIL en creux en bon état
Assiette simple décor humoristique imprimée en noir sur fond blanc : 15/20€
Assiette polychrome avec un beau marli : 200/250€
Assiette imprimée en noir sur fond jaune : 50€
Série de 6/8 assiettes historiées courantes : 400/600€
Série de douze à décor plus rare : 2000 :2500€
Sucrier à fond vert : Plus de 2000€
Pot à crème : 250€
Aiguière : 1000 à 1500€
Soupière et son présentoir : 1500 à 2000€
Service Flora : 4000 à 12000€ suivant nombre de pièces
Service Rousseau & Bracquemond : à partir de 8000€
Nous nous sommes spécialisés dans le siège ancien et nous proposons à notre clientèle un choix de sièges d’époque de la
période 1740-1850, c'est à dire des époques Louis XV, Louis XVI, Directoire, Consulat, Empire, Charles X et Louis Philippe.
Bien sûr, nous présentons de préférence les fauteuils ou bergères en paire, ou par série de 4, mais nous proposons
également des marquises, canapés, méridiennes….
La plupart du temps, nous achetons les sièges en l’état. La structure a souvent souffert et nécessite des restaurations
et la garniture (ou au moins la couverture) sont à refaire. Quand cela est possible, nous présentons néanmoins les sièges en l’état, pour laisser au client le choix du tissu destiné à la
couverture . Il s’agit en effet d’un élément clé de la décoration intérieure et il est très important que le siège s’intègre parfaitement au décor du futur propriétaire.
Bien entendu, nous nous chargeons des prestations intermédiaires. Lorsque le client aura arrété son choix, nous
confierons le siège à notre ébéniste, puis à notre tapissier, suivant les prescriptions de notre client et nous livrerons l’objet terminé quelque temps après.
Les clients nous demandent souvent conseil au sujet du choix dela garniture.
Ceci n’est pas exactement notre métier, bien que nous soyons connaisseurs.
J’ai donc sollicité Valérie PIZZI, tapissière d’ameublement, pour lui demander des explications.
Avec son autorisation, je commente ici quelques extraits de l’article qu’elle a publié à notre demande sur son
blog
Valérie PIZZI est tapissière d'ameublement et restauratrice de mobilier ancien. Elle est le co-auteur du livre "LELEU décorateurs ensembliers" (ED. Monelle
HAYOT). Présente sur la chaine Direct 8, elle anime régulièrement la rubrique "secret d'expert"
Les différents modes de garniture, garniture à l’ancienne ou moderne, sont liés à l’évolution des techniques et des matériaux et sur
les sièges modernes, la mousse et le latex ont complètement remplacé le crin..
Le choix de la garniture, mousse ou crin, dépend de plusieurs critères :
Le siège lui même, bien sûr. Il serait criminel (le mot n'est pas trop fort
!) de garnir un fauteuil du XVIII avec de la mousse. A contrario, est-ce raisonnable de poser une garniture en crin piquée sur un fût (ossature, bois de siège) de mauvaise qualité ou très
moderne. Cela reste possible mais parfois délicat car lorsqu'un siège est fabriqué il l'est en fonction de sa future garniture. S'il doit recevoir de la mousse, il n'y a pas de feuillure
(emplacement ou l'on pose les semences (clous) pour maintenir les toiles) puisque la mousse est collée. Quelle difficulté alors pour le tapissier de réussir à poser les différents éléments de
garniture à des endroits non pour prévus pour cela!
Le coût de réalisationest aussi à prendre en compte évidemment. La mousse
est moins onéreuse. Les coûts de la matière d'oeuvre (mousse) sont plus chers (que du crin) mais le temps de main d'oeuvre étant diminué, la facture totale s'en voit réduite; cependant une
garniture en mousse a une durée de vie bien inférieure à une garniture en crin (5 à 10 ans pour la mousse, 25 à 50 ans pour le crin); là encore, si l’on garnit de crin un fût moderne : le fût
risque de s'abîmer avant la garniture !!!
Elle préconise, s’il s’agit d’un siège ancien, de le refaire à l'identique, et de choisir une garniture en plein,
utilisant le crin (que l’on trouve le plus souvent sur les sièges jusqu'aux années 1940/50) .
On distinguera :
la garniture en plein piquée sans ressorts avant 1825
la garniture en plein piquée avec ressorts après 1825
En effet, les sièges anciens ont une histoire et il n'est pas rare de trouver une restauration ancienne qui intègre des
ressorts sur un siège qui n'en possédait pas lors de sa construction!
Il est en effet courant, pour des assises plus larges et plus épaisses, d’ajouter un certain confort par l'adjonction de
ressorts qui, toujours dans le but de respecter l'aspect d'époque, devront se faire le plus discrets possible. Elle est formée d’une masse de crin dont l'épaisseur dépend du style de l'assise,
variable de 1 à 8cm. Le crin est maintenu par des points qui lui permettront de ne pas s'affaisser. Plus le nombre de points de piquage est important plus la garniture sera solide.
Elle décrit les principales étapes du garnissage à l’ancienne que je reproduis ici :
Les étapes du garnissage classique
Sur ce fauteuil Louis XVI, il sera réalisé une garniture en plein pour l'assise, ainsi qu'une couronne pour le
dossier.
Sangle de
tapissier
Ressort 5 tours galvanisé siège
A noter ce point du sanglage, très important pour les antiquaires. La garniture en plein sans ressorts présente un sanglage sur la
ceinture. Celapermet de voir l’envers du siège et de juger de l’ancienneté du siège, des restaurations qui concourent
à sa solidité et, si elle existe, de repérer l’estampille qui est souvent située sur le dessous de la ceinture. A contrario, une garniture avec ressorts dissimule la ceinture et laisse planer le
doute sur l’authenticité du siège.
La toile forte sur laquelle sont cousus les ressorts Mise
en crin
L'emballage et le rabattage (toile enbourure) Le point de
fond
Dossier en couronne
Le piquage des points
La piqûre (petite couche d'elancrin)
La mise en blanc et ouate
Tissu d'habillage (couverture)
Jaconas
Si le siège est ancien mais de moyenne ou mauvaise qualité, et que l'on répugne à envisager la mousse, il est possible d'utiliser une
technique mixte comme le profilé
par exemple. On peut également bien sûr refaire une garniture en crin piquée, se demander alors si cela en vaut le coup au vu de l'utilisation du siège, de sa valeur...
Votre tapissier qui saura vous orienter vers les bons choix. Demandez des photos des différentes étapes et faites vous expliquer ces choix à
travers un compte rendu de restauration, le professionnel sera ravi de vous renseigner, tant il est vrai que les tapissiers sont souvent passionnés et avides de parler de leur passion : le siège
!
Et si vous êtes en région parisienne, appelez Valérie que je remercie pour ses conseils.
En tant que professionnel, j’ai trouvé dans une maison l’objet suivant…
C’est une lampe à pétrole sans doute..mais qu’en dire ?
Un de mes collègues et ami, spécialisé dans les lampes à pétrole et que vous pouvez rencontrer sur les salons
d’antiquaires m’apporté cet éclairage…je l’en remercie très sincèrement.
Cette lampe qui en fait n'en est pas une car il s'agit d'un très beau vase qui avait la particularité de pouvoir "de temps en temps" se transformer en lampe ; la partie supérieure doit
pouvoir s'extraire et coulisse dans un tube de laiton poli ou fer blanc.
Certains de ces vases-lampes ont été condamnés à rester des lampes quand les fonds en fer-blanc ont fui; à ce moment là,
d'habiles ferblantiers ont relié la partie haute avec le bas au moyen d'une tige filetée.
En cette fin du 19ème siècle plusieurs manufactures ont réalisé ce type de pièces: Paris, Sèvres, Limoges, Berlin
...et quelques autres. Pour moi, celle-ci proviendrait de la Manufacture Valentine.
Nous avons un rond de serviette qui semble t'il est en argent et comporte 3 poinçons. De gauche a droite: un carré
avec une ancre marine encadrée au dessus des lettres A et F
l'inscription BLANC.B le chiffre 2 dans un carré.
Pourriez vous nous éclairer sur l'origine de ces poinçons.
Remerciements
Bien que j'aie déja une idée de la réponse au vu de la description précise de l'objet, j'ai demandé à mon interlocuteur de m'adresser des photos, ce qu'il a fait très rapidement et je l'en
remercie.
Au vu de cette image, j'ai pu lui faire la réponse suivante
Bonjour,
J’ai bien reçu vos photos et je vous en remercie.
Cet objet est en métal argenté.
Vous y trouvez le poinçon carré avec les initiales du fabriquant AF et l’ancre. Le
rectangle écrit blanc 8 indique le poids d’argent utilisé pour la pièce et 2 la qualité.
dont je vous joins l’extait concernant le métal argente.
Depuis 1860, les pièces en métal argenté comportent un poinçon carré comportant les initiales ou le nom du
fabricant.
A coté de ce poinçon, figure un chiffre qui indique le poids d’argent utilisé pour l’argenture de la pièce (ex : 84 pour les couverts, signifie que 84g d’argent ont été utilisés pour argenter 24
couverts).
Depuis 1983, on distingue 2 labels de qualité : qualité I pour les pièces les plus chargées en agent et qualité II pour les pièces moins chargées.
Mais aujourd’hui, la technique d’argenture utilisée compte plus que le poids d’argent. En général, la couche d’argent ayant servi à argenter le métal s’use...et certaines pièces anciennes sont
plus résistantes à l’usure que des pièces de fabrication récente.
L’argent massif, lui, ne s’use pas !
Je vous joins egalement une photos des poinçons
que l’on trouve sur les objets fabriqués en France depuis 1838 et qui sont les plus courants : les initiales du joaillier dans un losange et la minerve qui est le poinçon de garantie, comme
indiqueéci-dessous.
A PARTIR DE 1838, LES PIECES PORTENT SEULEMENT 2 POINÇONS
LE POINCON DU MAITRE ORFEVRE
Il comporte désormais les deux initiales dans un losange.
LE POINCON DE TITRE
Il s'agit d'une minerve, debout, tête à droite dans un cadre chanfreiné à simple listel. Il porte le numéro 1 pour le premier titre et le numéro 2 pour le second titre.
De 1878 à 1973, la minerve ne permet pas de dater les pièces. Depuis 1973, les pièces de titre 1 portent une lettre date qui change tous les 10 ans (A de 1973 à 1982, B de 1983 à 1992, C de 1993
à 2002, D…)
Sur les petits ouvrages, il s'agit d'un crabe ou d'un sanglier.
Bonjour j'ai une paire de fauteuils Louis XV ; je voulais conaître leur valeur, merci.
Voilà l’occasion de faire quelques mises au point..
- Qu’entend-on par fauteuil LOUIS XV ? A supposer qu’il ait bien les caractéristiques du style Louis XV, peut-on savoir s’il est d’époque Louis XV (milieu du
XVIII° siècle), ou plus tardif, mais ancien (réalisé durant le XIX° siècle dans le style Louis XV), ou est-ce un fauteuil contemporain de style Louis XV (fabrication du XX° siècle)…
- S’agit-il bien d’un fauteuil, et si oui quelle est sa forme
- Que vaut un fauteuil Louis XV ?
Le style Louis XV
On consultera l'article de Wikipedia sur le lien suivant link
C’est la période reine du mobilier XVIII°. Période de création importante avec une grande liberté, la recherche de l’esthétique, et le goût du luxe.
Cette période va de 1730 à 1760 environ ; elle succède à la grande rigueur de l’époque Louis XIV et sera suivie par la Transition des époques Louis XV et Louis
XVI dans les années 1760 1770.
Mis à part le grand succès de la marqueterie, qui ne s’applique pas aux sièges, on retrouve dans le siège Louis XV les autres grandes caractéristiques du
style :
des formes courbes, galbées ou cintrées, notamment le piètement, les dossiers, ceintures et accotoirs des sièges
l’utilisation sans modération de la sculpture et de la mouluration (sur les traverses, accotoirs et dossiers des sièges)
la mode de la dorure et de la peinture, très souvent gris perle
Un siège passait dans les mains d’un menuisier en siège, d’un sculpteur, d’un peintre doreur et enfin d’un tapissier qui le garnissait pour son usage final.
Le fauteuil Louis XV
On trouve à l’époque Louis XV toutes sortes de sièges : tabouret, chauffeuse, canapé, chaise, voyeuse, duchesse brisée, causeuse, ottomane,
..mais également une grande diversité de fauteuils
les fauteuils à dossier plat dits « à la reine » qui existaient déjà sous louis XIV mais évoluent dans leur ligne, certains modèles « à chassis» permettant
de varier la garniture selon la saison
l
les fauteuils en cabriolet, qui sont une
création de l’époque, avec un dossier en creux, de forme violonée et une ceinture arrière de forme arrondie,
l
es bergères, qui apparaissent vers 1730, de forme
cabriolet, mais avec un dossier qui rejoint le siège et des joues qui relient également les accotoirs au siège sur les cotés,
des bergères "gondole"
et des bergères « en confessionnal » ou »à
oreilles », sortes de bergères de forme à la reine et dont les cotés remontent jusqu’en haut du dossier
les marquises, fauteuils »à la reine » extra
large pour pouvoir étaler les robes à crinoline
Au-delà de la forme générale, s’agissant par exemple d’un fauteuil à dossier plat, la qualité du siège sera appréciée :
- selon la forme du dossier : épaulement en accolade ou dossier cintré, galbe et mouvement des accotoirs et des pieds , motifs sculpturaux (fleurons,
cartels, feuillages, grenades, coquilles etc..)
- selon la renommée de l’ébéniste…le siège porte t il ou non une estampille, sinon, peut on l’attribuer à tel ou tel menuisier en sièges
- selon son état de conservation ..a t il été restauré.. ;renfort à la ceinture, entures aux pieds, traverse refaite, dossier consolidé, la dorure est elle ou
non d’origine, a-t-il été décapé ou repeint ?…
Le professionnel se livrera également à une observation approfondie des matériaux et techniques de fabrication.
Tous ces éléments lui permettront d’affirmer ou non que le fauteuil est « bon d’époque ».
- l’état de la garniture et de la couverture, bien que très rarement d’origine entrera aussi en compte mais essentiellement pour le prix ; il faut en effet
savoir qu’il faut compter un minimum de 400€ à 500€ pour faire regarnir et recouvrir un fauteuil… et au minimum 200€ pour une simple couverture.
Si le fauteuil n’est pas d’époque, il peut avoir été fabriqué au XIX° siècle ; dans ce cas, nous sommes bien en présence d’un meuble ancien, mais la cote sera
différente.
On trouve de très beaux modèles qui datent du XIX° ..et qui constituent d’excellentes pièces de mobilier d’usage courant. Bonne fabrication, solidité,
esthétique…tout y est, et cela constitue souvent un bon compromis entre un mobilier d’époque fragile et onéreux, mais qui est une valeur sûre au plan patrimonial…et une pâle copie contemporaine
sans autre valeur que l’usage…mais qui vaut tout de même un prix non négligeable à l’achat neuf.
Que vaut un fauteuil d’époque Louis XV ?
En matière d’antiquités, il n’y a pas de réponse précise et certaine…tout est affaire de rareté, d’offre et de demande, de coup de cœur..et surtout il n’y a pas 2
objets de qualité semblables…sauf évidemment une VRAIE paire.de fauteuils..
Je vais vous donner quelques éléments :
En matière de prix, un professionnel ne vous donnera jamais un prix identique à l’achat et à la vente..
il gagne sa vie en achetant pour revendre…sa valeur ajoutée c’est de trouver l’objet, de l’acheter, de le restaurer ou le faire restaurer, de l’exposer ..tout cela pour le revendre..c’est du
temps, de l’argent, du savoir faire
Donc parlons du prix minimum auquel un particulier pourra trouver l’objet chez un professionnel...
Fauteuil d’époque garniture et couvertures refaites :
Un fauteuil en cabriolet 1800€
Un fauteuil a dossier plat estampillé 3500€
Une bergère 3000€
Une paire de fauteuils vaudra 3 fois le prix d’un orphelin ; de même une série de 4 fauteuils vaudra le prix de 8 orphelins…
Atelier spécialisé dans la restauration de céramique...
Vos faiences sont ternes et usées, vous voulez nettoyer un biscuit, boucher une vilaine fêlure, recoller une fleur de porcelaine brisée, ou réparer completement une jardinière cassée en moeceaux
par mégarde..
Prenez le conseil de Brigitte et confiez lui vos objets a restaurer..
Atelier spécialisé dans la restauration de céramique...
Vous ferez revivre auprès de vous vos objets favoris et vos souvenirs.
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